Définitions et concepts

Accroche de l’encre (trapping)
Propriété mesurable décrivant la quantité d’encre transférée sur une pellicule d’encre préalablement imprimée. Cette quantité se mesure à l’aide d’un densitomètre, et on compare la valeur à la densité que l’encre aurait si elle était imprimée sur une feuille vierge. L’accroche de l’encre s’exprime en pourcentage. Les caractéristiques de l’accroche sont gouvernées par la vitesse de prise de la première encre appliquée : cette vitesse de prise influence le poisseux de la première encre. Quand la première pellicule d’encre a un poisseux élevé (c’est-à-dire une résistance élevée au scindage par étirement), la deuxième encre appliquée au-dessus de la première se transférera plus facilement, et le scindage principal de l’encre en sortie d’impression aura donc lieu dans la pellicule de la deuxième encre. Le développement du poisseux peut être influencé par le fabricant d’encre et par les caractéristiques de la couche du papier ou du carton.

Anisotropie
Qualité d’un objet qui manifeste des valeurs différentes suivant la direction considérée. Pour le carton, il s’agit généralement des différences dans les propriétés de résistance et de rigidité selon le sens de la feuille (SM ou ST).

Bavures de coupe
Copeaux ou débris venant des tranches d’une feuille ayant subi une transformation mécanique comme la découpe à l’emporte-pièce. Elles concernent surtout les cartons revê-tus d’une pellicule métallique, mais peuvent aussi se produire avec des couches très dures tels que les vernis UV.

Biodégradable
Terme au sens large, qui décrit habituellement les matiè-res qui peuvent se décomposer, soit par un processus aérobie (compostage) soit par un processus anaérobie (digestion), en ses constituants organiques. Les matières inorganiques, seules ou en composés, ne se biodégradent pas. Le terme « biodégradable » ne définit pas les aspects de qualité attendue de la matière décomposée ni le laps de temps nécessaire : beaucoup de produits organiques peuvent donc être déclarés biodégradables parce qu’au sens large ils finiront par se désagréger dans différents environnements ambiants.

Biomasse
Source d’énergie renouvelable issue de matières vivantes, par opposition aux processus géologiques. Le terme décrit généralement les résidus du bois, des plantes et des déchets, utilisés en incinération pour remplacer les combustibles fossiles. La biomasse est également utilisée dans les installations de conversion biochimique, telles que les digesteurs anaérobies.

Calage
Le temps de mise en route ou les procédures de mise en route renvoient aux étapes de préparation nécessaires à l’installation et au réglage d’une machine de transformation du carton, d’une presse d’imprimerie ou d’un matériel de finition.

Cassés de production
Ce sont les déchets de la fabrication du papier ou du carton. On les récupère et on les retransforme en pâte. Ces déchets recyclés sur place peuvent contenir des particules de couche, des colorants et d’autres charges minérales.

Charge
Pigments, comme le kaolin ou le dioxyde de titane, ajoutés à la pâte pour améliorer l’opacité des papiers fins.

Compostable
Décrit un produit qui va se biodégrader au cours d’un processus de compostage (dégradation aérobie). Tous les produits compostables sont biodégradables par définition, mais le contraire n’est pas nécessairement vrai. Le terme « compostable » renvoie souvent aux normes défi-nissant les performances attendues dans une installation industrielle de compostage, telle que la norme américaine ASTM 6400 et la norme EN 13432. Ces normes définissent les délais permis pour la dégradation des produits jusqu’à une certaine dimension et qualité, et elles placent également des limites précises à l’écotoxicité et la teneur en métaux lourds du compost final.

Contrepartie
Contre-matrice utilisée dans l’opération de découpe.

Coupe longitudinale et transversale
Ces termes décrivent les deux directions principales de coupe quand on transforme une bande de carton en feuilles. La coupe dans le sens de déroulement (qui est aussi le sens machine) est la refente ou coupe longitudinale. La coupe faite en travers de la bande à certains intervalles, perpendiculairement au sens machine, est la coupe transversale. La refente est donc toujours parallèle au sens des fibres et la coupe transversale, perpendiculaire.

Cuisson continue
Processus chimique de réduction en pâte qui pompe en continu des plaquettes de bois dans un lessiveur. Les fibres sont séparées les unes des autres en dissolvant la lignine dans une liqueur constituée de soude caustique et de sulfure de sodium. Les plaquettes progressent verticalement dans le lessiveur et se dissolvent progressivement. En bas, les fibres sont pompées vers les traitements suivants de blanchiment, puis vers la machine à carton. L’autre façon de produire une pâte chimique est le processus par lots, au cours duquel on cuit de grandes quantités dans un conteneur puis on les décharge avant production d’un nouveau lot.

Découpe (carton)
Morceau de carton pour boîte ou étui, coupé à la forme et qui n’a pas encore été encollé, mis en volume et rempli.

Défibrage
Processus de séparation des fibres les unes des autres. Les deux types principaux sont le défibrage mécanique et le défibrage chimique (désintégration).

Densité d’encre
Unité décrivant la quantité d’encre transférée de la presse à la surface du papier ou du carton. La densité d’encre est une unité optique avec une échelle logarithmique. Quand on mesure la densité, la quantité de lumière absorbée par l’encre dans une surface définie est évaluée par compa-raison avec une valeur de référence prise sur un pavé d’étalonnage standard ou du papier non imprimé de même type. Les différentes couleurs – cyan, magenta et jaune – peuvent se mesurer à l’aide de filtres rouge, vert et bleu dans le densitomètre. On peut aussi mesurer la densité à l’aide de données de réflexion d’un spectrophotomètre.

Désencrage
Élimination de l’encre d’impression et des autres impuretés au cours de la préparation de fibres recyclées issues de déchets de papiers imprimés pour en faire du papier neuf. La technique la plus courante consiste à ajouter de la soude caustique à la pâte durant le processus de désintégration, puis à retirer l’encre et les autres particules libérées par flottation : les petites particules d’encre et d’impuretés s’attachent à des bulles d’air introduites dans la pâte de faible consistance. On utilise couramment l’expression « pâte désencrée ». D’autres étapes importantes de la production de pâte recyclée sont le blanchiment à haute concentration et le classage en plusieurs étapes.

Dioxyde de carbone
Composé chimique CO2, qui existe à l’état naturel dans l’atmosphère. Au cours du processus naturel de la photosynthèse, le dioxyde de carbone est absorbé par les plantes, les algues et les bactéries, et se transforme en hydrates de carbone (énergie) et en oxygène sous l’action du soleil et de l’eau. Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre. La combustion des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) dégage le dioxyde de carbone fossile emmagasiné dans le combustible. Le compostage ou la combustion de biomasse dégage aussi du dioxyde de carbone, mais dans ce dernier cas, presque autant de dioxyde de carbone dégagé est absorbé par photosynthèse au cours de la croissance de la quantité équivalente de biomasse.

Emballage de transport
Également appelé emballage tertiaire, il facilité la sécurité et l’efficacité du transport d’emballages unitaires avec ou sans emballage secondaire. Le matériau dominant est le carton ondulé, mais il est possible de remplacer l’emballage tertiaire ondulé par un emballage secondaire plus rigide allié à du film rétractable ou étirable sur une charge palettisée.

Emballage secondaire
Il contient un certain nombre d’emballages unitaires (emballages primaires) regroupés afin de faciliter leur mise en rayon jusqu’à l’achat ou pour simplifier le réapprovisionnement des rayons. On peut toujours retirer l’emballage se-condaire sans changer les caractéristiques ou la fonction des emballages individuels. L’emballage secondaire est souvent en carton ou en carton ondulé. Quand il joue un rôle important dans la promotion du produit, on l’appelle souvent emballage de présentation.

Emballage unitaire
Appelé également emballage primaire ou emballage de vente, il contient une unité d’achat au point de vente au consommateur. L’emballage unitaire peut être en divers matériaux comme le carton, le verre, le plastique, le fer-blanc ou l’aluminium.

Énergie biogénique
Énergie alimentée par des constituants issus de processus vitaux des plantes ou d’autres organismes vivants.

Engraissement des points
Phénomène d’impression selon lequel les points de trame apparaissent ou deviennent plus gros que prévus sur la surface imprimée par rapport à l’original.

Fibres vierges
Appelées aussi fibres ligneuses primaires, les fibres vierges, par opposition aux fibres recyclées, sont les fibres fraîches issues des forêts exploitées.

Fines
Très petites particules de fibres qui se sont détachées au cours du processus de défibrage. Les fines provenant des processus chimiques et mécaniques ont des propriétés très différentes.

Halo (flexographie)
L’effet de halo en impression flexographique décrit l’excès d’encre sur le périmètre de l’image imprimée. Il provient d’une pression trop forte sur les bords de la plaque quand celle-ci est en contact avec le support.

Migration
Dans le contexte de l’emballage alimentaire, la migration signifie le transfert de substances étrangères depuis les matériaux d’emballage vers les denrées emballées. Ces substances peuvent venir des matériaux mêmes (encre, colle) ou d’autres matériaux ajoutés. Différents types d’aliments présentent différentes susceptibilités à la migration, généralement en fonction de leur contenu en humidité et en matières grasses. Les substances dont la masse atomique est supérieure à 1000 dalton ou dont les chaînes de molécules sont supérieures à 24 atomes de carbone ne sont pas susceptibles de migrer d’un matériau vers un produit alimentaire.

Mise en pâte
La mise en pâte est le procédé de transformation des plaquettes de bois en fibres séparées, c’est-à-dire le défibrage.

Mono-matériau
Matériau d’emballage issu principalement d’un seul matériau, tel que le papier, l’aluminium, le fer-blanc ou le verre. Ce terme est utilisé dans le cadre des taxes appliquées à divers systèmes européens de collecte, tri et recyclage. Les taxes applicables aux mono-matériaux sont considérablement plus basses (jusqu’à 5 fois/kg) que celles des multi-matériaux. La limite à ne pas dépasser pour être considéré comme mono-matériau varie légèrement, mais le niveau le plus strict est appliqué par le système allemand Duales System Deutschland GmbH (DSD). Selon ce système, l’emballage doit consister en un minimum de 95% de l’un des matériaux principaux, ce qui exclut certains cartons plastifiés où généralement 15 à 20 g/m² de plastique (PE/PET/PP) est enduit par extrusion sur du carton de grammage compris entre 240 à 300 g/m². Cependant, le carton pour emballages liquides (LPB) a reçu une dispense spéciale, et est doté de son propre seuil de taxation, plus bas que pour les multi-matériaux ordinaires.

Multijet
Le carton multijet est un carton dont la structure comprend plusieurs jets fibreux distincts. Les jets sont pressés les uns aux autres à l’état humide, directement dans la machine à carton. Les divers jets peuvent consister en différents types de pâte, avec des proportions différentes de fibres courtes et de fibres longues.

Partie humide
Section de la machine à carton comprenant le tamis métallique sur lequel la composition est déposée pour former la structure de fibres. La partie humide se termine à l’endroit où la partie du pressage commence. La concentration en eau de la pâte y est réduite d’environ 98% à 80% par égouttage.

Pâte marchande
Pâte vendue sur le marché par les producteurs de pâte, en balles ou en feuilles, aux usines de papier, de carton ou de formage de fibres (par exemple aux fabricants de barquettes formées).

Préparation de la pâte (pulp stock)
Dernière étape de la pâte avant qu’on la pompe sur le tamis métallique pour former la feuille. À la différence de la pâte, qui est normalement constituée d’un seul type de fibre produit par un seul processus de défibrage, la composition finale peut contenir un mélange de plusieurs fibres ainsi que des adjuvants – colorants et produits chimiques de rétention pour maintenir les fines dans la structure du carton, ce qui améliore sa résistance. À cette étape, les fibres peuvent aussi avoir été raffinées.

Principe de la poutre en I
Une poutre en I est un élément de structure (généralement en acier) conçue pour soutenir une forte charge par comparaison avec la proportion de la masse qui supporte la charge. La section de la poutre ressemble à un I majuscule, et elle est dotée de larges semelles horizontales pour absorber les forces de traction et de compression, et d’une âme verticale pour résister aux forces de cisaillement. Les contraintes provoquées par la force de flexion seront plus élevées le plus loin de l’axe de longueur neutre, c’est-à-dire aux semelles. En concentrant la plus grande partie des matières absorbant les contraintes à cet endroit, il est possible de minimiser le besoin de matières plus proches de l’axe neutre. Dans le cadre de la fabrication du carton, on applique ce principe en utilisant une pâte chimique dense et résistante dans les jets extérieurs, pour servir de « semelles », et une pâte plus faible, plus bouffante (mécanique ou recyclée) entre les jets formant la bande.

Processus intégré
Une usine de carton intégrée comprend à la fois la production de la pâte et la fabrication du carton, souvent en un seul processus continu. Le niveau d’intégration peut être renforcé par l’ajout d’autres installations comme une scierie et des solutions bioénergétiques.

Raffinage
Le raffinage intervient à deux étapes du processus de fabrication du carton. Dans la production de pâte méca-nique, les plaquettes de bois sont alimentées dans un raffineur pour séparer les fibres les unes des autres. Ce processus peut être assisté par la vapeur ou des produits chimiques activant le défibrage. La deuxième étape du raffinage a lieu au cours de la préparation de la pâte avant la machine à carton. Une série de raffineurs frottent doucement les fibres pour agrandir leur surface de contact, ce qui augmente la force d’adhérence de la pâte et son aptitude à former des feuilles tout en diminuant son volume.

Rendement
Ce terme décrit la quantité de pâte qui peut être produite avec une quantité donnée de bois. Le rendement de la pâte mécanique est généralement de 85 à 95%, tandis que celui de la pâte chimique est d’environ 45%. Ce rendement plus bas de la pâte chimique est dû au processus de délignification, qui élimine la lignine de la pâte. Cette lignine sert ensuite de biocarburant, dans le processus de récupération des produits chimiques de la cuisson.

Repérage
Degré de précision avec lesquels les étapes d’impression et de transformation peuvent s’aligner les unes avec les autres par rapport au décor. L’expression « défaut de repérage » décrit une différence de repérage au cours d’un lot ou d’un passage. Ce défaut peut avoir diverses causes, comme les vibrations des machines, une insuffisance d’hygrostabilité ou de planéité dans la feuille de carton.

Ressource renouvelable
Ressource qui se régénère naturellement en un temps raisonnable. Ces ressources font partie de notre écosystème normal. Cette expression est souvent utilisée dans les discussions sur les énergies renouvelables.

Sécurité (du produit)
Dans ce contexte, il s’agit de l’aptitude du carton à répondre aux conditions exigées par son usage prévu, notamment dans le cadre des règlements sur la sécurité alimentaire si des denrées alimentaires sont en contact direct avec le carton.

Sens du carton
Le sens d’une feuille de carton est la direction dans laquelle sont orientées les fibres. Il est parallèle au sens machine (SM) du processus de fabrication du carton.

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